Technologies primitives : retour vers le futur

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Il est Australien et il fait un carton sur Youtube. Ses vidéos comptabilisent des dizaines de millions de vue au point qu’on peut parler d’un phénomène de mode. D’une vidéo à l’autre, on le voit, toujours seul, silencieux, s’adonner à ce qu’il présente comme son hobby : les technologies « primitives ». La règle de son jeu est plutôt simple : à partir des seules ressources naturelles trouvées sur son terrain, recréer tous les objets nécessaires pour vivre. On le voit donc se fabriquer une hache de pierre, un burin, une hutte, et puis une maison, un arc, un foret, un bas fourneau et même un marteau hydraulique.

Très didactiques, ses vidéos sont particulièrement bien montées et participent étonnamment à la cohérence de sa démarche : pas de commentaire, pas de musique, plans fixes, montage réduit au strict nécessaire, rien d’inutile ou de superflu, que du factuel. Il ne dit absolument rien sur lui-même, ne vend ni stages, ni bouquins, ni théories spirituelles ou politiques. Sur son blog, chaque vidéo est accompagnée d’une présentation technique sobre, claire et concise. Pas un mot de trop. Sa notice de présentation ne comporte aucun élément biographique autre qu’une mention minimaliste précisant qu’il envisage ses expérimentations comme un hobby et qu’il habite une maison moderne en Australie. Pas de nom. Pas de liens. Rien que de l’utile.

Sur le terrain, on le voit, toujours habillé du même shirt. Ses gestes sont précis, sobres, sans hésitations. Rien ne traîne par terre. Une attitude de maître zen.

Bref, pour un amateur du dimanche, on a affaire à quelqu’un de sacrément investi, compétent et efficace. Quand bien même il décrit ses activités comme un simple hobby, on devine aisément un profil d’ingénieur ou de scientifique, doté d’une expertise évidente en archéologie expérimentale. Pourquoi s’est-il engagé dans cette démarche ? Que recherche t’il ? On en saura rien et c’est probablement parfait comme cela : à chacun d’en tirer ce qu’il veut et de se réapproprier ses techniques selon ses besoins et ses ressources.

Une chose est certaine en tous cas, c’est que la Voie verte ne pouvait décemment ignorer une telle source d’inspiration. Vivre simplement et naturellement, c’est exactement ce que fait ce type. Il y a du génie là dedans, quelque chose d’à la fois très humain mais aussi de complètement animal : l’adaptation, la créativité, la capacité à concevoir un projet et de le réaliser sans les béquilles artificielles et aliénantes de la technologie.

Quand bien même il ne lira jamais ces lignes, nous lui disons « Salut, Maestro ! Merci à toi de nous tracer la Voie. »

Pour regarder ses vidéos (et s’en inspirer), le plus simple est de se rendre sur son blog.

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