L’économie du vivant : combien tu m’aimes ?

Mon voisin a fait partie d’un groupement d’achat. Pendant un an et demi, il a pu économiser plusieurs centaines d’euros. L’aventure s’est terminée sur une embrouille de comptabilité à l’issue de laquelle il s’est fait refaire de quarante euros.

Certains écologues ont voulu valoriser la contribution économique du vivant. Ils ont estimé celle des abeilles à une centaine de milliards d’euros par an. Réellement ?

En Afrique, la majorité des échanges se font de façon informelle. Lorsqu’une maîtresse de maison fait la cuisine, elle ne fait pas pour les quinze personnes de la maisonnée mais pour vingt ou trente et vend le restant sur le pas de sa porte, ce qui permet aux célibataires du quartier de pouvoir se nourrir pour un coût raisonné. Comment inclure cette contribution dans le calcul du PIB ?

Partout dans le monde, des parents donnent sans compter pour leurs enfants, des enfants qui seront peut-être d’authentiques connards qui ne leur rendront jamais rien en retour. En revanche, ils ne donneront rien à leur voisin, qui est pourtant leur frère humain. Pourtant, si le voisin est acculé à la misère, il y a des chances pour que se posent rapidement des problèmes de voisinage. Quelle stratégie de solidarité est-elle la plus payante à long terme ?

Des ethnobotanistes vendus aux lobbies pharmaceutiques « volent » les pharmacopées traditionnelles des peuples de la forêt. Les entreprises déposent des brevets sur ces plantes. Des ONG bien intentionnées leur intente des procès au nom de ces peuples et réclament… quoi au juste ?

A l’époque du self quantified, on calcule le nombre de calories dépensées, le nombre de battements cardiaques, le nombre de pas marchés, pour le plus grand bénéfice des compagnies d’assurances. A t’on besoin de tout quantifier ?

Mon bébé grandit. Combien pèse t’il ? Combien mesure t’il ? Est-ce déterminant pour son bien être ?

Quel est le coût de la vie ?

Combien tu m’aimes ?

 

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