Ce sujet a 0 réponse, 1 participant et a été mis à jour par  Jean Té, il y a 2 ans.

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    Jean Té
    Admin bbPress

    Si vous n’aimez pas les mots, comprendre leur sens, leur subtilité, l’étymologie, la philosophie et l’onanisme intellectuel, passez votre chemin : ce fil n’est tout simplement pas fait pour vous.
    Vous allez vous faire des nœuds au cerveau, vous énerver contre des mirages et m’accuser de vous faire perdre votre temps.
    Vous voilà donc prévenus. Mon invitation est sans équivoque : masturbons-nous ensemble nos petits réseaux de neurones et de synapses dans l’espoir (certainement vain) de produire un (petit) orgasme existentiel.Dans cette optique, n’ayez pas peur de creuser les liens, car tout est relié. Et c’est justement là où ça se complique.

    Voilà ma problématique : autrefois, in illo tempore, tout était simple. Il y avait vivre et puis basta. Dans vivre, il y avait manger, dormir, jouer, chanter, chier, etc… Pas besoin de se prendre le chou. On vivait avec.

    Mais voilà, tout s’est compliqué : Adam a reçu pour mission divine de nommer chaque chose, Pline en a rajoué une couche et aujourd’hui, à force de connaissances hyper spécialisées, on est arrivé à un bordel sans queue ni tête : on parle de botanique, d’ethnobotanique, de vannerie, de gastronomie, de phytobotanique… bref… les savoirs sont différenciés, fragmentés, dissociés, et peut-être même un brin congestionnés.

    Dans la réalité, ils sont pourtant enchevêtrés. La cuisine relève de l’ethnobotanique en même temps que de la physiologie ou de l’anthropologie, voire même de l’économie, de la politique ou même de la philosophie. De la même façon, un concombre de mer peut à la fois être considéré comme un animal (il est mobile et n’est pas autotrophe) et un végétal (il est capable de photosynthèse).

    Le saviez-vous ? Il n’y a pas que les zoologues qui parlent de taxons. Pour les webmasters, c’est aussi une sacrée prise de tête de décider si tel ou tel contenu doit être classé sous telle ou telle appellation. Ici, sur ce site, nous devons organiser les contenus en catégories intelligibles. Mais la vannerie relève t’elle de l’ethnobotanique ou de l’artisanat ? Et le symbolisme des arbres ? Et la phytothérapie ? Ceci étant considéré, le mot ethnobotanique ne devient-il pas un gros fourre-tout vide de sens ?

    Le sujet de ce fil est donc d’arriver à redonner un peu de sens (du moins le notre) aux différentes branches du savoir. Ok, on pourrait se contenter de faire sans se prendre la tête à nommer. Mais là, ici, sur ce site, on utilise des mots pour communiquer et se faire comprendre. La Voie verte, c’est un ensemble de techniques et de savoir-faire qui touchent à tous les domaines : ethnobotanique, alimentation, construction, agriculture, culture, etc… Mais quand JW fait un atelier vannerie, s’agit-il d’ethnobotanique ? Quand Steven fait un atelier artisanature durant lequel les gamins vont fabriquer des nids en clématite, de quoi parle t’on ? Quels mots utiliser pour créer une arborescence lisible et compréhensible ?

    Pour lancer le schmilblick, je propose donc de nous pencher sur le domaine insaisissable de la sémiotique afin de nous construire une taxonomie maison. Elle sera forcément arbitraire, clivante et déréistique, mais elle aura au moins le mérite d’exister et de donner une illusion de cohérence à notre réflexion. Il s’agit donc d’un exercice de style qui relève néanmoins d’une nécessité pratique.

    L’exercice consiste donc à définir, délimiter et classifier les différents domaines d’intervention de la Voie verte :

    • ethnobotanique (c’est notre point de départ)
    • de là, alimentation, cuisine, physiologie
    • phytothérapie, chimie, physiologie
    • vannerie
    • textiles (végétaux)
    • construction (en matières lignées)
    • botanique
    • symbolisme (végétal)
    • etc

    La conclusion de tout cela, c’est bien évidement que cet article est une loghorrée inepte et sans issue. Notre cerveau n’est tout simplement pas tout à fait adapté pour embrasser la Réalité. Aussi vaut-il mieux la vivre que la penser. Tout simplement.

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