Présentation du programme, acteurs & enjeux

Présentation du programme, acteurs & enjeux

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Pourchassées, empoisonnées, elles reviennent à chaque saison. Elles sont partout : dans une fissure de mur, un trottoir ou une friche. Elles font partie de notre quotidien, pourtant, nous ne les voyons pas. Pire, certains les appellent mauvaises, ignorants tous les bienfaits qu’elles peuvent nous apporter. Pourtant, Chénopodes, pissenlits, chiendents, ces passagères clandestines de l’urbanité ont bel et bien leur place dans la façon au milieu du béton. A l’heure où les populations se sentent de plus en plus menacées par la dégradation de l’environnement, alors que de plus en plus de citadins désirent renouer avec nos racines naturelles, il peut-être temps de reconsidérer la place de la Nature dans la ville.

Historiquement, nous avons tendance à percevoir la ville (et toutes les activités humaines) en opposition avec la Nature. Cependant, à l’heure où la moitié de la population mondiale est devenue urbaine, il est urgent de reconsidérer nos représentations. Ainsi, le paysagiste Gilles Clément milite depuis plusieurs années afin de concevoir les espaces de colonisation spontanés comme nécessaires et souhaitables, aussi bien en terme de biodiversité que de confort de vie pour les humains. De son côté, le Muséum National d’Histoire Naturelle de la Ville de Paris a lancé un programme « Sauvages de nos rues » afin de recenser et protéger la biodiversité dans les villes.

Enfin, le mouvement Incroyables comestibles milite pour l’aménagement de vergers urbains dans tous les espaces publics afin d’améliorer l’autonomie alimentaire des villes et reconstruire le tissu social à travers la pratique du jardinage.

A terme, il devient donc possible de repenser la ville comme un nouveau type d’écosystème où humains, plantes et animaux peuvent cohabiter pour le plus grand bénéfice de chacun.

 

Agir au quotidien

  • connaître les plantes, leur histoire et leurs propriétés.
  • militer auprès des mairies afin de reconsidérer la politique d’aménagement des espaces verts : concevoir les espaces verts en terme de biodiversité plutôt que d’esthétisme, ménager le plus possible d’espace de nature spontanée (pieds d’arbres, bacs, ronds-points). Pour les mairies, cette perspective représenterait une économie bienvenue en temps de crise puisqu’il suffit… de laisser faire la Nature. Tout simplement !

 

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